Paroisse Notre-Dame de la Mer

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Dimanche 30 janvier 2018 – Fête de la Sainte Famille

« Les parents de Jésus le trouvèrent au milieu des docteurs de la Loi » (Lc 2, 41-52)

Alléluia. Alléluia.
Seigneur, ouvre notre cœur
pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.
Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.

C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? ». Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.

Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Homélie du Père John

Homélie du 29 décembre 2018

Frères et sœurs, on nous a souvent présenté la Sainte Famille comme un grand modèle, et il s’agit effectivement d’un modèle. Mais on nous la montre souvent comme une famille « bionique », une famille qui n’a pas de soucis, une famille parfaite, sans aucune difficulté.

Or, quand aujourd’hui on lit ce texte de Saint Luc, on se dit : « Quand même, Jésus a fait un peu de peine à ses parents aussi, Jésus a fait une petite bêtise car il a fait souffrir ses parents ».

On peut alors se demander pourquoi Saint Luc veut souligner cela.

Saint Luc, précisément, a essayé de faire revivre cette partie de l’enfance de Jésus : remarquez que c’est l’unique évangéliste qui nous permet de voir un peu l’enfance de Jésus. Sinon, on n’aurait aucune trace de qui était Jésus avant sa vie publique. Là, Saint Luc permet justement de voir la jeunesse de Jésus, son enfance, ses moments importants.

Il nous présente Jésus comme quelqu’un qui va suivre ses parents, quelqu’un qui fait partie d’une culture, qui va suivre la tradition de la présentation au temple, devant Dieu, pour demander sa bénédiction, sa reconnaissance devant Dieu. Dans ce contexte, Dieu va avoir un projet pour cet enfant, un projet que beaucoup vont essayer d’accepter, vont essayer de suivre mais que quelques-uns vont rejeter jusqu’à faire tout le contraire. Ils ne vont pas croire et même se moquer. Des pères de l’Église – dans les premières années, quand ils commencent à parler du développement de l’Église, des premières fondations -, des auteurs se moquaient : « Comment un petit enfant, d’un petit village perdu, d’une famille assez simple, comment cet enfant pourrait commencer une relation différente avec Dieu ? » Ils avaient du mal à comprendre comment cet enfant pouvait faire quelque chose de différent. Il y a un changement.

Cet enfant, qui met Marie et Joseph dans l’angoisse, va laisser un message assez clair – pour lui – mais pas pour ses parents. Cet enfant, perdu dans cette tradition, avec tellement de monde autour – et la tradition continue encore à le faire aujourd’hui – va donner une réponse à ses parents qu’ils n’arrivent pas à comprendre.

Mais, je voudrais souligner la question que pose Marie à son enfant : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? ». « Pourquoi nous as-tu fait peur ? ». « Pourquoi nous as-tu laissé penser que tu nous avais abandonnés ? ». Imaginez Marie et Joseph, en train de chercher désespérément leur enfant toute une journée ! Où est cet enfant ?

A plusieurs reprises, le Seigneur va essayer de nous faire comprendre ce qu’il attend de nous. Dieu veut que nous devenions des enfants de Dieu. Nous tous, nous continuons à être des enfants, même à 81 ans, 50, 60 ou 90 ans, nous continuons à être des enfants devant Dieu, et Dieu nous demande simplement de faire confiance comme un enfant à son papa. Il nous demande simplement de suivre l’exemple de son « fils bien aimé », comme l’appelle Dieu notre Père. Il demande simplement que nous suivions l’exemple de Jésus, que nous suivions ce qu’il nous a montré dans ce chemin.

Ici, Saint Luc nous permet de voir que cette famille merveilleuse est aussi passée par des difficultés. Et même Marie n’arrive pas à le comprendre. Elle a « tout gardé dans son cœur », elle n’a pas compris.

Combien de fois sommes-nous comme ce petit enfant ? Il nous arrive des choses dans notre vie personnelle, dans notre vie de famille. Et on s’adresse à Dieu comme à cet enfant : « Pourquoi nous laisses-tu seuls ? Pourquoi ces moments de souffrance ? Pourquoi devons-nous passer par ces moments ? Que veulent dire ces petits moments de souffrance ? ».

Saint Luc répond simplement : Dieu veut que nous fassions confiance à son fils et que nous apprenions à nous aimer les uns les autres.

Là, je veux souligner l’importance de la famille. Aujourd’hui, la famille passe en deuxième, quelquefois en troisième, voire en quatrième position : après le travail, après les amis, particulièrement pour les jeunes qui oublient leurs parents sauf quand il s’agit de leur demander de leur payer certaines choses à la fin du mois comme le forfait Internet !

Aujourd’hui, nos familles changent énormément. Avant, il y avait Papa, Maman et les enfants. Aujourd’hui, combien de familles recomposées ? Combien de papas seuls avec leurs enfants ? Combien de femmes seules avec leurs enfants ?

Aujourd’hui, il y a une famille qui nous fait comprendre un message différent, et c’est une relation avec le Christ. Dieu nous demande de faire confiance à Jésus, d’essayer de suivre son exemple et de nous aimer les uns les autres. Aimer la famille que nous avons, c’est capital. Aimer son père, sa mère, ses enfants, c’est capital. C’est donner de la valeur à ce que Dieu nous a donné.

J’entends parfois des pères dire : « Ah ! Si mon enfant était comme celui de mon voisin ! », « Ah, si ma femme était comme celle de mon voisin ! » « Ah, si mon mari était mieux….. » Eh non ! Eh non ! C’est votre mari, c’est votre femme, ce sont vos enfants, avec toutes leurs imperfections, avec toutes les difficultés, tous les soucis.

Pourquoi l’Évangile nous demande-t-il aujourd’hui de suivre les vertus de Marie, de Joseph et de l’enfant Jésus ? Il nous demande simplement de suivre Jésus. Suivre Jésus, c’est justement imiter la façon de faire de Marie et de Joseph ; c’est avoir confiance dans le projet que Dieu propose.

On ne connaît presque rien de Joseph. Dans les textes, il apparaît seulement quatre ou cinq fois : deux fois dans le temple, une fois lors de la fuite d’Égypte pour sauver son enfant, une autre fois devant Siméon et enfin, quand ils perdent l’Enfant dans le Temple. Un homme discret. On pourrait voir la figure de Saint Joseph comme celle d’un papa qui suit tranquillement le projet de Dieu son père : il suit les indications, discret, silencieux. Jésus veut simplement que nous essayions d’accepter son message, que nous apprenions à nous aimer les uns les autres, que nous apprenions à donner sa juste valeur à ce que Dieu nous donne, c’est-à-dire à ce que nous avons aujourd’hui : notre famille, la chose la plus merveilleuse que Dieu puisse nous donner.

Ce qui est triste, c’est, lorsque nous célébrons des obsèques, de voir la famille qui pleure, qui demande pardon à Papa, à Maman, qui leur donne beaucoup de fleurs, qui fait plein de choses qu’elle n’a pas faites du temps de leur vivant. C’est trop tard. C’est pourquoi le Seigneur nous dit de profiter de chaque moment en famille.

Aujourd’hui, la célébration que nous faisons, c’est pour demander l’aide de Marie, de Joseph et de l’enfant Jésus, pour nous aider à nous aimer, nous aider à nous comprendre, nous aider à nous accepter les uns les autres. La famille parfaite, la famille sans soucis, la famille sans désaccords n’existe pas. Il y a toujours quelque chose qui ne va pas, mais le Seigneur nous demande de le surmonter, de savoir nous aimer, de savoir nous respecter, de savoir suivre l’exemple de Marie, de Joseph et de l’enfant Jésus.

Je vous invite maintenant à faire une petite prière pour chacune de vos familles, mais aussi pour les familles que vous connaissez, qui sont dans la difficulté, dans les soucis, qui sont divisées, qui sont tristes…

P.John

Prières et monitions

Ce sont nos familles.

Elles sont parfois compliquées, divisées, séparées, recomposées. D’autres sont heureuses, sereines et nombreuses. Certaines sont croyantes et d’autres sont sans foi. Elles sont toutes appelées à la sainteté, sur le modèle de la famille de Nazareth. Non pas sainte parce que parfaite, mais sainte parce que Dieu et l’amour y avaient une place.

Prières universelles –Exauce-nous, Seigneur de gloire.

1. Seigneur, nous te prions pour que nos familles, à l’image de ta Sainte Famille, soient des lieux où l’on apprenne le respect, le pardon, la patience et la fidélité. Dieu de tendresse, écoute notre prière.

2. Seigneur, nous te présentons tous ceux qui, en ce temps de Noël, ont pu souffrir de solitude ainsi que toutes les familles désunies. Que ton Esprit d’amour les soutienne et leur apporte la paix. Dieu de tendresse, écoute notre prière.

3. Seigneur, tu as trouvé refuge en Égypte et comme toi, des étrangers viennent vivre chez nous. Donne-nous une conscience plus claire d’appartenir à la même famille humaine pour les accueillir et les aider. Dieu de tendresse, écoute notre prière.

4. Seigneur Jésus, donne-nous de reconnaître en toi celui que le Père a envoyé pour nous révéler son amour et pour être le guide et l’espérance de notre famille humaine. Dieu de tendresse, écoute notre prière.

5. Seigneur, tant de familles connaissent à notre époque la nécessité de tout quitter, pour trouver une terre, un toit, un travail, afin d’assurer à leurs enfants, un avenir décent. Donne-leur l’assurance que nos sociétés plus aisées sauront les accueillir encore plus fraternellement. Dieu de tendresse, écoute notre prière.

Croire, c’est tenir fermement, faire confiance jusqu’au bout, même dans le doute. La Sainte Famille nous invite à découvrir la place fondamentale de la famille dans l’Alliance faite par Dieu avec les Hommes.